Les Joyeux Vignerons de Wolxheim

Ensemble vocal, musical et théâtral créé en 1961
39ème Revue  Mars 2015  - Ils ont fait un tabac ! 
La 39ème revue  des Joyeux Vignerons intitulée « Sie klàppere im Brischeck » (çà papote dans ce coin de la Bruche) s'est jouée à guichets fermés.  Le spectacle fait de musique, de chants, de sketches et de bonnes blagues, a été d’une qualité exceptionnelle, il a comblé le public qui a offert une standing ovation aux acteurs avant la fermeture du rideau. 
Les Joyeux Vignerons ne prennent pas une ride, ils ont dans leurs rangs de superbes « plumes » à l’imagination débordante, qui savent se renouveler et faire du « sur mesure » pour les comédiens de la troupe. On note aussi une montée en puissance des jeunes bourrés de talents qui se mettent au diapason des plus anciens, la mayonnaise entre les générations a superbement pris. Les décors ont été réhabilités ; le fond de scène aux images changeantes et parfaitement adaptées à l’action, apporte encore plus de véracité au jeu des acteurs. 
A l’ouverture, seul moment de vive émotion, le bel hommage rendu à celui qui fut pendant des années le pilier de la troupe Charles Bernhart, décédé récemment, et ce, sous forme d’un diaporama. 
Comme à son habitude le président Antoine Jacob, auteur, chanteur et acteur, a souhaité la bienvenue avant que celle ci ne se traduise par un chant de l’ensemble des comédiens et des musiciens. 
Et c’est parti pour un premier sketch qui se déroule dans les locaux où les patients suivent une cure d’amaigrissement avec plus ou moins de sérieux, dans la salle on se régale. 
Puis sur le devant de la scène, deux jeunes Louise et Jérémy, dans leur langage d’adolescent défendent avec véhémence le dialecte après avoir entendu « c’est ringard de parler alsacien ». 
On a droit à une belle chanson, un hymne à la route du vin alsacienne sur l’air de « Sur la route de Memphis » et ce à bord d’une voiture décapotable. Super !!! 
On revient au sketch « Ski Ferie im Tyrol » (vacances de ski au Tyrol) avec le débarquement de trois joyeux lurons célibataires en quête d’aventures dans un hôtel. Les zygomatiques du public en prennent un sacré coup. La première partie prend fin avec « Les quatre saisons » introduite par Vivaldi, le printemps où l’on se remémore les premières rencontres, l’été avec de joyeux drilles en colonie de vacances, l’automne avec la rentrée et les commentaires de l’actualité sous forme de rap, l’hiver avec son bonhomme de neige harcelé par des touristes asiatiques et russes. De très grands moments !!!  
Le spectacle reprend avec les compères Sepp et Tony, côte à côte dans un WC public, aux couleurs de la France. Ils mettent à profit, ce moment, bien assis, pour refaire le monde. 
Le sketch suivant nous transporte en Ecosse, pour l ‘héritage d’une lointaine parenté, situation à rebondissements avec foison de quiproquos et hantise des fantômes. 
Une fort belle interprétation du groupe vocal d’une chanson de Charles Bernhart évoquant les amourettes nées aux vannes de la Bruche à Avolsheim et pour finir, il était près de minuit, dans le Night Club tenu par Paul et les mille péripéties précédant sa 1ère ouverture. 
Entre les différents sketchs, Sébastien et Antoine mais aussi les jeunes Jérémy et Valentin, ont raconté des blagues plus savoureuses les unes que les autres. Enfin relevons, la verve comique de Thomas Ramspacher et de Sébastien Scheeck, ils ont fait un tabac.